Mercredi 28 janvier dernier, le Président Paul Biya a autorisé un prêt de 75 milliards auprès de la BAD pour booster l’employabilité des jeunes dans la région de l’Extrême-Nord.
Le 28 janvier 2026, à Yaoundé, le président Paul Biya a officialisé des accords de prêt avec le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) pour le Programme « Bâtir les capacités et les compétences pour l’employabilité et l’entrepreneuriat dans la région de l’Extrême-Nord » (CAP2E). Ces accords, signés par Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Économie, et Léandre Bassolé, directeur général de la Banque pour l’Afrique centrale, représentent un investissement de 136 millions d’euros, soit environ 74,46 milliards de FCFA.
Ce programme vise à renforcer le capital humain et à stimuler l’entrepreneuriat dans une région frappée par un taux de pauvreté élevé, des défis sécuritaires, et les effets du changement climatique. En intégrant des solutions d’énergie renouvelable, il aspire à créer des emplois décents, avec un objectif de 6 000 jeunes formés et 5 000 emplois générés, dont 40 % pour les femmes.
« Ce programme est une réponse tangible aux besoins de l’Extrême-Nord. Il vise à promouvoir la prospérité partagée et à réduire les inégalités tout en mettant l’accent sur l’autonomisation des jeunes et des femmes », a déclaré M. Mey.
La mise en œuvre, prévue sur cinq ans, adopte un modèle innovant de financement axé sur les résultats, marquant une première en Afrique centrale. Ce projet ambitieux comprend également la construction et la réhabilitation d’établissements de formation technique et d’infrastructures sociales, ainsi que l’accès à des services de santé et d’éducation modernisés.
M. Bassolé a souligné l’importance de ce programme comme catalyseur de transformation socio-économique pour la région. En renforçant les infrastructures et en soutenant l’entrepreneuriat, le projet vise à orienter le Cameroun vers une prospérité durable et inclusive. Avec ces initiatives, la Banque africaine de développement réaffirme son engagement envers le capital humain et l’inclusion économique au Cameroun.
Jacqueline Lotchouang

