La nouvelle est désormais officielle. Après plusieurs semaines de rumeurs, Rome ainsi que la nonciature apostolique du Cameroun ont confirmé la visite de Sa Sainteté le pape Léon XIV au Cameroun, prévue du 15 au 18 avril 2026.

Au cours de son séjour, le souverain pontife se rendra dans trois grandes villes du pays : Yaoundé, la capitale politique, qui constituera son point d’arrivée, Bamenda, région marquée depuis plus d’une décennie par une crise sécuritaire persistante, et Douala, capitale économique.
Si les objectifs précis de cette visite pastorale n’ont pas encore été détaillés, il ne fait guère de doute que le message du Saint-Père sera placé sous le signe de la paix, du dialogue et de la réconciliation. Dans un contexte national marqué par des tensions persistantes notamment la crise dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, les remous liés aux dernières élections présidentielles ainsi que la recrudescence des cas de féminicides, la venue du chef de l’Église catholique apparaît comme un moment fort, porteur d’espoir pour de nombreux fidèles.


Le Cameroun n’est pas la seule étape de cette tournée africaine. Le pape Léon XIV effectuera d’abord une visite en Algérie du 13 au 15 avril, avant de se rendre au Cameroun. Il poursuivra ensuite son périple en Angola du 18 au 21 avril, et enfin en Guinée équatoriale du 20 au 23 avril. Le programme détaillé de ces déplacements n’a pas encore été rendu public. Toutefois, un entretien privé entre le souverain pontife et le président Paul Biya est d’ores et déjà évoqué, conformément à la tradition diplomatique du Saint-Siège.
Pays à forte tradition catholique, le Cameroun compte environ 10 millions de fidèles. Cette visite sera la quatrième d’un chef de l’Église catholique dans le pays. Le pape Jean-Paul II s’y était rendu à deux reprises, du 10 au 14 août 1985 puis du 14 au 19 septembre 1995, tandis que le pape Benoît XVI avait effectué une visite historique du 17 au 23 mars 2009.
La venue du pape Léon XIV s’annonce ainsi comme un événement majeur, tant sur le plan spirituel que socio-politique.
Jacqueline Lotchouang

