Dans une note signée le 02 mars 2026, le gouvernement guinéen prend des mesures pour améliorer l’employabilité des diplômés et résoudre le problème du chômage des jeunes
Face à l’urgence de l’insertion professionnelle des jeunes, le gouvernement guinéen a annoncé une série de mesures pour améliorer l’employabilité des diplômés et résoudre le problème du chômage des jeunes. Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a dévoilé un arsenal de réformes structurelles visant à transformer l’université en un véritable levier de croissance économique.
L’employabilité sera désormais au cœur du contrat pédagogique. Le succès d’une université ne se mesurera plus seulement à son nombre de diplômés, mais à leur capacité à intégrer le marché du travail. Un dispositif national de suivi sera instauré pour évaluer l’efficacité des cursus.
Les stages obligatoires en licence professionnelle et en master seront généralisés pour rompre avec des formations jugées trop théoriques. Le gouvernement mise également sur une collaboration accrue avec le secteur privé pour adapter les formations aux besoins des entreprises.
La création de toute nouvelle filière sera conditionnée par une étude d’impact sur l’emploi, garantissant que les étudiants ne s’engagent plus dans des impasses professionnelles.
Ces réformes interviennent dans un paysage économique complexe, avec plus de 53 000 demandeurs d’emploi recensés début 2025 et un secteur informel qui absorbe 80 % de l’activité. Le taux de chômage des 15-24 ans culmine à 7,3 %.
Pour soutenir cette dynamique, Conakry renforce ses appuis extérieurs, notamment avec le Maroc avec qui elle signe un partenariat en février pour offrir des formations de haut niveau dans des secteurs d’avenir.
En alignant la formation sur les réalités du marché, ces réformes marquent un tournant décisif pour l’avenir des jeunes guinéens. L’université n’est plus seulement un lieu de savoir, mais un véritable tremplin vers l’emploi durable.
Jacqueline Lotchouang

