NETUMBO NANDI-NDAITWAH DEVIENT LA PREMIÈRE FEMME PRÉSIDENTE DE NAMIBIE
La Namibie écrit une nouvelle page de son histoire en confiant pour la première fois ses plus hautes fonctions à une femme, marquant ainsi un tournant décisif dans l’évolution politique de ce pays d’Afrique australe réputé pour sa stabilité.

C’est sous les applaudissements nourris d’une foule enthousiaste et en présence de nombreux chefs d’État africains que Netumbo Nandi-Ndaitwah, 72 ans, a prêté serment ce vendredi 21 mars 2025 à Windhoek. Surnommée “NNN” par ses compatriotes, cette figure politique expérimentée du parti historique au pouvoir depuis l’indépendance succède à Nangolo Mbumba et devient ainsi le cinquième chef d’État namibien depuis la fin de la colonisation. Cette investiture intervient trois mois après sa victoire lors des élections présidentielles du 27 novembre 2024, scrutin dont les résultats avaient été contestés par l’opposition.


Dans un discours empreint d’émotion et de détermination, la nouvelle présidente a tenu à saluer les pionnières qui ont ouvert la voie aux femmes dans les plus hautes sphères du pouvoir sur le continent africain. “Elles m’ont préparé le chemin,” a-t-elle déclaré avec reconnaissance, rendant un vibrant hommage à Ellen Johnson Sirleaf, ancienne présidente du Liberia, et à Samia Suluhu Hassan, actuelle présidente de la Tanzanie, dont le chef d’État figurait d’ailleurs parmi les dignitaires présents à la cérémonie. Netumbo Nandi-Ndaitwah a également honoré la mémoire des figures historiques namibiennes, notamment Sam Nujoma et Hage Geingob, avant de reprendre à son compte la formule de son prédécesseur : “Une nouvelle ère s’ouvre sur notre beau pays.”

Le programme présidentiel dévoilé par la nouvelle cheffe d’État s’articule autour de priorités claires : renforcement de l’unité nationale, création d’emplois pour une jeunesse en quête d’opportunités, lutte contre la corruption qui mine l’économie et amélioration du système éducatif pour préparer les nouvelles générations aux défis de demain. La cérémonie, retransmise en direct sur les médias nationaux, a suscité un intérêt considérable dans la communauté internationale, nombreux étant ceux qui voient dans cette élection un signal fort pour l’égalité des genres en Afrique.


Avec l’accession de cette grande dame à la magistrature suprême, c’est effectivement une nouvelle page qui s’ouvre pour la Namibie, un pays qui démontre ainsi sa capacité à faire évoluer ses traditions politiques tout en préservant sa stabilité institutionnelle exemplaire dans la région.