
Le 16 mars 2025, Le Secrétaire Général de la Présidence de la République (SGPR) Ferdinand NGOH NGOH s’est rendu dans les services de l’Archevêque Samuel Kléda. Cette visite semble répondre à un rituel qu’entretient l’État du Cameroun dans le cadre de ses relations multidimensionnelles avec le Vatican. La visite du SGPR Ferdinand NGOH NGOH, s’inscrit dans la volonté sans cesse croissante du gouvernement camerounais à maintenir de bons rapports avec son clergé. Pas étonnant de voir les bras éternellement ouverts du Président de la République Paul Biya qui se veut être le Président de tout le monde et sans exception, dans sa recherche constante de la paix et la stabilité dans son pays le Cameroun.
Le Cameroun entretient de bonnes relations avec le Vatican grâce à plusieurs initiatives :
Il existe une véritable Coopération bilatérale entre Les deux parties qui renforcent leurs liens de partenariat au quotidien. Les Visites spirituelles et diplomatiques, des rencontres régulières entre les représentants du Cameroun et du Vatican, comme celles entre le Ministre de l’Administration Territoriale Paul Atanga Nji et le Nonce Apostolique, José Avelino Bettencourt, maintiennent un dialogue ouvert et permanent.

Le gouvernement camerounais a établi un Accord-cadre avec le Saint-Siège en 2014, qui formalise les relations entre l’État et l’Église catholique. Cet accord renforce le statut juridique de l’Église, garantit la liberté religieuse, et reconnaît la personnalité juridique des structures ecclésiales. Cependant, les relations entre le gouvernement et l’Église catholique sont parfois tendues, notamment sur des questions politiques comme la crise anglophone et l’alternance politique.
Récemment, le clergé camerounais a exprimé des oppositions significatives contre le pouvoir en place. L’archevêque de Douala, Samuel Kléda, a appelé à une transition pacifique et a jugé une nouvelle candidature de Paul Biya comme “non réaliste” en raison de son âge et de son état de santé. De même, l’évêque de Yagoua, Barthélemy Yaouda Hourgo, a critiqué la gouvernance actuelle lors d’une homélie du Nouvel An, exprimant lassitude et frustration face à la situation actuelle.
Il faut rappeler que Les évêques camerounais exercent une influence significative sur la société civile à travers plusieurs canaux :
Les évêques sont considérés comme des prophètes.
L’Église catholique est engagée dans divers services sociaux tels que l’éducation, la santé, et le développement communautaire, ce qui renforce son influence sur la vie quotidienne des Camerounais, même si ces services n’ont jamais été gratuits car il faut payer pour intégrer l’école catholique ou recevoir des soins dans les formations de santé qu’ils implantent sur le territoire camerounais et toujours à des coûts plus élevés que le service public.
Il faut mentionner que les imams, comme Mouhamad Malik Farouk, ont pris position en faveur de Paul Biya, ce qui contraste avec les critiques formulées par certains évêques catholiques. Cette divergence de positions reflète les divisions au sein de la société camerounaise sur la question de la succession présidentielle. Les religieux musulmans soutiennent la stabilité institutionnelle.
Au Cameroun l’église catholique bénéficie d’une place privilégiée et même le positionnement de ses édifices est stratégique avec des emplacements en or qui ont toujours pignon sur rue s’étendant parfois sur des kilomètres, tout cela traduit suffisamment l’amour, la considération et le respect que le gouvernement camerounais lui témoigne et cette visite de Ferdinand NGOH NGOH Secrétaire Général de la Présidence de la République (SGPR) l’un des plus proches collaborateurs du Président de la République son Excellence Paul Biya, en dit long!

Il faut garder en mémoire que le gouvernement camerounais a établi un Accord-cadre avec le Saint-Siège en 2014, qui formalise les relations entre l’État et l’Église catholique. Cet accord renforce le statut juridique de l’Église, garantit la liberté religieuse, et reconnaît la personnalité juridique des structures ecclésiales. Cependant, les relations entre le gouvernement et l’Église catholique sont parfois tendues, notamment sur des questions politiques comme la crise anglophone et l’alternance politique. Le gouvernement a critiqué les évêques pour leur position sur ces sujets, les invitant à condamner les sécessionnistes.
Les évêques sont souvent considérés comme des leaders moraux, influençant les valeurs et les comportements sociaux à travers leurs prêches et Ils appellent souvent à la tolérance, le respect des institutions, la justice, la paix et la solidarité et convoquent souvent ces paroles de la Bible qui disent : « avant toute chose priez pour vos dirigeants » et « tout pouvoir vient de Dieu » Ils encouragent les citoyens à s’inscrire sur les listes électorales et à cultiver l’esprit de paix et d’unité.
Concernant la stabilité et la Transition au Cameroun, La question de savoir si Paul Biya, au pouvoir depuis 42 ans, se présentera à nouveau est cruciale. Les évêques ont appelé à une transition pacifique, soulignant l’importance d’une nouvelle génération de dirigeants. Les tensions dans les régions anglophones et francophones, ainsi que la menace de Boko-Haram, compliquent le paysage politique. La formation de nouvelles coalitions, comme l’Alliance politique pour le changement, vise à renforcer l’opposition réaffirmation de la Démocratie que prône le Président Paul Biya.

Le gouvernement camerounais a également réaffirmé son engagement envers la démocratie et l’État de droit, soulignant que les critiques sont acceptables et même recevables dans un cadre diplomatique respectueux. Il faut retenir qu’au centre de toutes les démarches il y a un peuple camerounais qui recherche: Prospérité, développement, justice et paix.